Légendes insolites bruxelloises

Légendes insolites bruxelloises

En tant que Bruxellois, nous passons régulièrement devant des lieux sans vraiment savoir les histoires et légendes qui s’y cachent

En tant que Bruxellois, nous passons régulièrement devant des lieux sans vraiment savoir les histoires et légendes qui s’y cachent derrière. Partons donc à la découverte de quelques légendes urbaines, insolites sur La Grand-Place de Bruxelles et le Manneken Pis ! 

Grand_PlaceL’Hôtel de Ville de Bruxelles

C’est une histoire bien connue que tous les Bruxellois ont déjà entendue. Celle du destin tragique de l’architecte de l’Hôtel de Ville.

Celui-ci, distrait, se serait trompé dans ses calculs lors de la construction. En voyant qu’il y avait un côté du bâtiment plus long que l’autre, l’architecte préféra mettre fin à ses jours en se jetant du haut de la tour de l’Hôtel de Ville.

En vrai : l’Hôtel de Ville n’a pas été construit en une seule fois, mais bien en plusieurs étapes.

 

La légende du couloir de la mort sous la Grand-Place

La Grand-Place de Bruxelles est traversée par un souterrain. Un long couloir allant de l’Hôtel de Ville à la Maison du Roi, située juste en face. A quoi servait ce couloir ? La légende raconte que les futurs condamnés étaient transférés depuis l’Amigo (ancienne prison), pour être jugés dans l’actuelle salle des mariages (à l’époque, la salle des jugements). Lorsqu’ils étaient condamnés, ils passaient par ce couloir, sous la Grand-Place, sortaient par la Maison du Roi sur la Grand-Place où la sentence était exécutée.

 

Manneken Pis

Le Manneken Pis et ses légendes 

Voilà un bien petit bonhomme qui a un bien grand nombre de légendes. On ne va pas toutes vous les conter. 

Voici trois versions : 

  1. La sorcière 
    Il était une fois, une méchante sorcière qui faisait peur à tous les passants. Les gens faisaient le détour pour ne pas la croiser et les enfants se cachaient en l’apercevant ! 
    Or, un jour, un petit garçon qui passait par là s’arrêta pour satisfaire un besoin naturel. Il urina contre la porte de la maison de la sorcière.
    La sorcière sortit de sa demeure et apercevant le petit bonhomme qui finissait à peine, lui jeta le sort d’uriner durant des siècles et des siècles. 
  2. Godefroy de Brabant
    En plein conflit avec les Malinois, Godefroy de Brabant, un petit garçon qui accompagnait son père, devait faire pipi. Il décida de sortir seul du camp militaire pour aller uriner devant le camp des ennemis. Cet acte regonfla le moral des troupes bruxelloises et pour immortaliser l’acte héroïque de ce petit garçon, la statue du Mannenken Pis fut érigée.
  3. Une histoire de bières ! 
    Tout commence lorsqu’un petit garçon accompagna son père dans une taverne. C’était bien avant que l’alcool ne soit interdit aux mineurs et la tradition voulait que pour un verre de gueuze (bière) servi, un petit verre (une « gueuzette ») soit offert à l’enfant.
    Le père buvant bière sur bière, l’enfant bu tout autant ! Tout le monde connait les effets de la bière sur la vessie et donc naturellement le petit garçon sortit dans la rue pour se soulager du haut des remparts de la ville. C’est à ce moment, qu’il aperçut les Espagnols, venus conquérir la ville, en train de mettre le feu aux poudres. Le petit garçon courageux éteignit la mèche en urinant dessus. Pour immortaliser ce sauvetage héroïque, la statue du Mannenken Pis fut érigée.

 

Everard t’Serclaes

Everard t’Serclaes

Everard t’Serclaes était membre d’une de ces grandes familles qu’on appelait les Lignages de Bruxelles, qui dirigeaient notre capitale au Moyen-Âge. Il fut cinq fois échevin de la ville et défendit les droits de la cité. Il se fit, comme tout homme de pouvoir, un nombre incalculable d’ennemis et c’est ainsi qu’en mars 1388 le seigneur de Gaesbeek envoya ses hommes agresser t’Serclaes, ce qui lui coûta la vie. Everard mourut dans la Maison de l’Étoile située sur la Grand Place. C’est dans la galerie percée sous cette Maison que se trouve le monument à la mémoire de t’Serclaes. 

Aujourd’hui, les Bruxellois et les touristes de passage glissent la paume de leur main sur la statue de t’Serclaes en y associant un vœu. 

Cette croyance remonte à la Première Guerre mondiale. En effet, les Bruxellois brimés par l’occupant s’en remirent à la protection de t’Serclaes en lui touchant la main. La pratique a ensuite évolué au fil du temps pour arriver à une caresse appuyée de la tête aux pieds et les superstitions se sont développées à grande vitesse : pour porter chance, pour une année de bonheur, pour réaliser un voeu, … Alors qu’il s’agit tout simplement d’une statue représentant Everard t’Serclaes agonisant.