Rencontre avec Oli-B: l’artiste belge haut en couleur

Oli-B_1©AlexisVanderlinden_bio1

On retient de ses œuvres l’idée d’un gros nuage aux couleurs explosives et au style si particulier. Oli-B (Olivier Binamé de son vrai nom) a cette volonté depuis plusieurs années d’exister dans le paysage artistique urbain. Graphiste de formation, il enchaîne les projets toujours avec succès. Oli-B sera exposé à Hasselt du 31 mars au 29 avril.

Rencontre avec cet artiste belge qui est sur tous les fronts.

Comment as-tu commencé ?

J’ai toujours aimé l’idée que l’art soit accessible à tout le monde mais je désirais faire autrement que ce qui existait dans le graph… J’ai commencé à utiliser des matériaux différents comme des pinceaux, de la peinture acrylique… Je peignais sur de grandes feuilles que j’allais coller dans la rue sur des panneaux de chantier par exemple. Je visais des endroits pas habités où mon art pouvait égayer le lieu sans que cela ne dérange qui que ce soit. Ces collages ont été vraiment bien accueillis par le public. Puis après, j’ai peint des volets de magasins, puis des camions, et puis… ça a décollé…

 

Est-il difficile d’émerger en tant qu’artiste ?

Oui ce n’est pas un milieu évident. Il ne faut jamais arrêter. J’ai eu beaucoup de chance car mon style a vite plu… Grâce à Internet et aux réseaux sociaux, j’ai pu décrocher des contrats avec des jolies marques comme Godiva ou encore Pepsi. C’est assez génial pour un artiste d’avoir carte blanche sur un projet de cette envergure ! Mais pour en arriver là, ce sont des heures et des heures passées à travailler… Je compte en moyenne 50 à 100 heures de travail pour une œuvre.  

 

  

Le Street Art et Bruxelles, un bon ménage ?

Bruxelles est resté longtemps figé sur le thème de la bande dessinée. Il y a beaucoup de grandes fresques autour de ça. Du coup, ça laisse moins d’espace pour le reste. Et c’est sûr que comparé à d’autres capitales, nous avons 10 ans de retard ! Mais les choses changent et plusieurs personnes travaillant au sein de la culture de la ville de Bruxelles sont très réactives par rapport à ça ! Ce qui est assez enthousiasmant pour nous artistes.

Si tu avais une baguette magique pour peindre ce que tu voudrais où tu le souhaiterais… Tu choisirais quoi ?

Sans hésiter un énorme mur à Bruxelles (Rire) ! J’ai pu en peindre un à New York c’était une expérience incroyable… Un énorme mur ou… des passages pour piétons. J’ai vu ça à San Francisco. Les passages pour piétons étaient peints aux couleurs du drapeau Gay, ça illuminait les rues. Je verrais bien les passages pour piétons en couleur avec mes fresques à Bruxelles (rire).

Photos : ©AlexisVanderlinden

http://oli-b.be/wordpress/