Stereoclip : quand la musique électronique est bruxelloise !

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Stereoclip sort son deuxième album d’une crédibilité majeure en musique électronique. A 30 ans, il remplit des salles mythiques entières comme l’Olympia à Paris ou le Docks à Hambourg. Rencontre avec cet artiste passionné !

Vous êtes né en 1989 et vous avez grandi dans le Brabant Wallon, quels souvenirs gardez-vous de votre enfance ? 

J’aime bien le Brabant Wallon, car c’est vert, mais tu es proche de la ville. J’ai des souvenirs de campagne quand même…être au vert…jouer dehors… 

Vous faites ensuite des études en graphisme…

stereoclipJ’étais en économie et j’ai voulu faire complètement autre chose…de plus artistique… en parallèle, j’ai commencé la musique… J’avais un ami qui m’avait installé un programme de musique et j’ai commencé à passer mes soirées à faire ça ! J’adorais ! C’est devenu ma passion au point que j’ai arrêté l’école et je me suis lancé là-dedans. La musique avait pris le pas sur le reste et je me suis dit que j’allais tout faire pour. Ce n’était pas une évidence, mais ça s’est mis à la place d’autre chose…petit à petit. 

Vous voyagez souvent. C’est quelque chose qui vous stimule et vous inspire dans votre musique ? 

Les vacances : oui, mais pas les voyages pour faire des concerts dans d’autres villes ou pays. Au début, c’est sympa et puis à la fin ça fatigue.. Par exemple, hier j’avais un concert à Hambourg. Je suis donc parti de chez moi à 15h30, je suis arrivé à l’aéroport vers 16h, faut passer le check-in, embraquer… J’arrive à l’hôtel à 19h, je vais manger… Je n’ai pas le temps de visiter ou de ne rien voir avant le concert. Je termine le concert, il est 3h du matin. Je suis allé dormir et le lendemain matin j’avais mon avion et à 13h j’étais à nouveau chez moi ! On ne peut pas dire qu’il y ait vraiment quelque chose d’intéressant mis à part perdre du temps dans les transports. Tu ne sais rien faire dans l’avion, il n’y a pas Internet, tu ne peux pas travailler… Les transports me minent un peu le moral à chaque fois… Je n’aime pas perdre mon temps. Je préfère mille fois rester par exemple une semaine dans un endroit…

Comment est le public Belge par rapport aux autres publics ?

stereoclipC’est vrai qu’il y a un peu des généralités. En Allemagne, par exemple, c’est très sobre, il n’y a pas beaucoup d’exaltation… en Suisse, non plus. En Belgique, il y en a pas mal… En France, encore plus…surtout dans le sud. Le public Belge est un bon juste milieu… Après, ça dépend des contextes aussi… Au festival de Dour, le public est hyper chaud… Tu peux jouer à Paris, les gens sont cools, mais ils le sont encore plus quand tu es à l’Olympia…L’énergie finalement des lieux jouent beaucoup ! 

Votre deuxième album vient de sortir. Que pouvez-vous dire à ce sujet ? Quelle est son histoire ? 

Il a mis beaucoup de temps à sortir, car j’avais beaucoup de choses à faire avant par rapport à ma musique. Comme je suis autodidacte, mon premier album était né par feeling… très spontané ! On ne se rend pas compte à quel point finalement, ça regroupe beaucoup de métiers. Que ce soit au niveau de la musique, comme de la promotion, de l’enregistrement ou des deals que tu peux passer…Après mon premier album, un monde s’est ouvert à moi. J’ai rencontré beaucoup de gens. Il y avait beaucoup de choses à comprendre et à assimiler… Le fait de faire un bon concert… varier les endroits…évoluer ta musique… Tu te rends compte qu’il y a des morceaux qui marchent super bien en concert et pas du tout en studio et l’inverse. Donc ce deuxième album a pris du temps… 

Quelle place à la musique électronique aujourd’hui en Belgique. Avant, nous étions avant-gardistes dans ce domaine. Puis beaucoup de clubs ont fermé à cause des drogues… On en est où actuellement ? 

Il y a énormément de bons producteurs en Belgique. Ce ne sont pas des gens que le public connait spécialement, car ce sont des personnes qui produisent des projets artistiques. Il y a vraiment une forte qualité. On s’entraide beaucoup aussi. Mon studio est entouré par 5 autres studios de musique électronique, on passe dans les studios, on donne notre avis, on conseille, on aide… Dans la musique, il y a quand même plusieurs Belges qui sont super hauts, et ce dans tous les styles : Stromae, Charlotte De Witte, Amelie Lens, Lost Frequencies, … Ce sont des artistes qui ont un haut niveau…

Est-ce facile de se lancer dans la musique de nos jours ?

stereoclipNon, ce n’est vraiment pas facile ! Enfin, c’est facile de faire de la musique aujourd’hui, car c’est devenu démocratique…avec un ordi tu peux faire beaucoup de choses. Ce qui est plus compliqué est de se démarquer, car il y en a énormément ! Ce qui finalement m’a réussi, c’est de faire quelque chose qui était propre à moi et qui ne ressemblait pas au reste, mais dans une tendance quand même. Ce qui touche les gens, c’est sa démarche artistique personnelle. Parce que finalement, c’est le public qui donne raison ! 

Un projet un peu fou que vous voudriez réaliser ? 

Je trouve que la vie est trop courte que pour se cantonner à une seule chose. Je suis en train de passer mon brevet d’aviation ! Je vais donc devenir pilote. Je voudrais donc partir en hiver, faire des transports entre des îles…(rire) ! Je ne sais pas encore… Mais c’est une deuxième passion ! J’adore piloter ! J’ai toujours bien aimé conduire…mais l’avion c’est une sensation unique.

Plus d’info ? 

Page Facebook : ici 

Site Internet : www.stereoclip.net