The Haunting of Hill House (Netflix) pourrait-elle déjà être culte ?

The Haunting of Hill House (Netflix) pourrait-elle déjà être culte ?

Depuis sa sortie, la nouvelle création de Netflix a fait couler beaucoup d’encre. Chez Brussels Is Yours, nous ne voulions

Depuis sa sortie, la nouvelle création de Netflix a fait couler beaucoup d’encre. Chez Brussels Is Yours, nous ne voulions pas passer à côté du phénomène. Nous avons donc avalé les 10 épisodes de cette série réalisée par Mike Flanagan (Ne t’endors pas, Ouija – les origines) et sommes encore en train de les digérer. Une chose est sûre, c’est que cette nouvelle revisite du roman de Shirley Jackson (1959) ne laisse personne indifférent, et surtout pas les abonnés de Netflix, qui semblent se ruer dessus.

De quoi ça parle ?

Dans les années 90, la famille Crain (Olivia, Hugh et leurs cinq enfants) emménage dans une ancienne et vaste demeure pour l’été, dans l’idée de la rénover et de la revendre. Rapidement, les enfants sont perturbés par d’étranges présences, des bruits et des ombres peu engageantes, tandis que le comportement d’Olivia devient de plus en plus inquiétant. Durant 10 épisodes, le récit oscille entre flash-back et présent, durant lesquels nous suivons cette famille, dont le passage dans cette bâtisse a laissé quelques séquelles. Hill House n’est pas une simple maison, et ils l’ont découvert à leurs dépens… 

Pourquoi ce n’est pas un énième histoire de maison hantée ?

Dans The Haunting of Hill House, les personnages ne sont pas de simples spectateurs de l’horreur qui les entoure, comme c’est le cas dans bon nombre récits du genre. Ils en sont véritablement imprégnés. Le traumatisme qu’ils ont vécu les a suivis au plus profond de leur être et toute leur vie. D’ailleurs, Mike Flanagan pousse les portaits psychologiques de cette famille dans leurs retranchements, quitte à presque dédier un épisode à chacun, afin de mieux dévoiler la complexité de leur personnalité. Ce qui  ne cessera de vous fasciner.

Le show atteint également des sommets de réalisation et d’esthétisme, oubliés les «jump-scares» inutiles, le suspense se suffit à lui même, avec d’innombrables détails cachés (nous vous mettons au défi de trouver tous les fantômes), le tout enveloppé dans un écrin visuel d’une élégance folle. Dans chacun des plans, la lumière, les costumes, le maquillage et les effets spéciaux sont autant de trouvailles, preuve d’une connaissance et d’une passion du sujet à la fois rare et jouissive.

D’ailleurs, puisqu’on parle de prouesses visuelles, sachez que l’épisode 6 est en grande partie constitué de longs plans-séquence. Les plus aguerris n’ont pas boudé leur plaisir (et nous non plus d’ailleurs).

Les interprétations

S’il reste encore des réticents, sachez que vous oublierez très vite que The Haunting of Hill House est une série d’horreur, car c’est avant tout une véritable réflexion sur la mort, le deuil, la famille, la parentalité et l’enfance. Il s’en dégage une profonde mélancolie (oui ce n’est pas très «feel good») qui réveille en son spectateur de multiples émotions. De vraies montagnes russes entre peur et tristesse, jusqu’à peut-être verser une petite larme à plusieurs reprises. Un recueil plein de philosophie, comme on en voit peu.

Vous l’aurez compris, chez BIY, nous n’avons pas seulement adoré, nous avons été subjugués par ce nouveau bébé made in Netflix. La plateforme semble bien déterminée à nous rendre encore plus addicted, en tout cas pari réussi ! En attendant, Mike Flanagan n’est pas à court de projets, il est déjà en train de travailler sur l’adaptation du roman de Stephen King, Doctor Sleep, et il se murmure qu’il pourrait bien prendre la réalisation du remake de Souviens-toi… l’été dernier.