Le film du mercredi: La Forme de l’eau inonde les Oscars 2018

C’est officiel, la liste des nominés aux Oscars 2018 est tombée hier. La Forme de l’eau, réalisé par Guillermo Del Toro, est quasi assuré de remporter au moins une statuette avec ses 13 nominations, parmi lesquelles on compte toutes les catégories majeures. Brussels Is Yours a eu la chance d’y jeter un œil. Vous allez vite comprendre que l’engouement pour ce conte moderne ne sort pas de nulle part…

Le synopsis :

En temps de Guerre froide, Elisa, jeune femme muette, est concierge dans un laboratoire gouvernemental top-secret. Peu sociable, elle mène une existence discrète et solitaire. Un beau jour, avec sa collègue Zelda, elles font la découverte d’une étrange expérience pratiquée sur une créature à la fois homme et amphibien. Au fil du temps, Elisa finit par tomber amoureuse, elle va alors tout faire pour la libérer, sans se douter que le monde extérieur est loin d’être prêt…

La_Forme_de_l'eau

Notre avis :

Guillermo Del Toro renoue avec ses thématiques phares et s’illustre avec brio dans la façon d’amener un récit extraordinaire dans un contexte ordinaire. Le réalisateur s’inspire ouvertement d’un film d’épouvante des années 50 de Jack Arnold, L’Étrange Créature du Lac noir, dont il est tombé amoureux, et notamment de la créature pour laquelle il rêvait d’inventer une histoire d’amour.

“Je suis tombé amoureux d’elle, puis de la créature et enfin de l’idée d’une histoire d’amour entre les deux. J’espérais qu’ils finissent ensemble, mais il meurt à la fin. Pour moi, c’était le film le plus injuste que je n’avais jamais vu. J’ai mis 46 ans pour y remédier.”

Guillermo Del Toro, le 12 octobre 2017 au Festival de Venise.

À travers son film, le réalisateur mexicain délivre le message optimiste d’un amour puissant, dénué de forme de contrôle, un conte de fées sur les sentiments bruts et sur l’acceptation de l’autre, dans un contexte où le repli communautaire régit nos comportements.

La Forme de l’eau est esthétiquement magique, plein d’inventivité et de virtuosité. Il n’est pas sans rappeler Le Labyrinthe de Pan dans son traitement du fantastique, par la richesse des son intrigue et de son univers.

C’est avec ses qualités et ses défauts que le film impressionne, et que son réalisateur assoit sa réputation d’être un des plus grands cinéastes de sa génération.

Sortie dans nos salles le 31 janvier prochain et résultat aux Oscars le 4 mars.

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