Anwar: l’artiste qui va vous enchanter

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En un temps record, Anwar est passé de petites salles de concert à l’avant-première de ZAZ, a signé avec une grosse maison de disque, a sorti un album et est en train d’écrire le second prévu pour le printemps. Rencontre avec cet artiste humain, humble et généreux à l’ascension fulgurante !

 

BIY : Quel est ton parcours ?

Anwar : J’ai commencé à faire de la musique, il y a une dizaine d’années. Un jour, je suis allé voir un concert et j’ai adoré l’énergie qu’il y avait entre le public et les gens. C’était comme une révélation, je me suis dit « C’est ça que je veux faire »…comme mon père avait pas mal d’instruments de musique à la maison…j’ai petit à petit commencé à apprendre la guitare et puis j’ai commencé à jouer dans des bars, des cafés… Et un jour, une boîte de Paris m’a appelé et est venue voir un de mes concerts. Ils m’ont proposé de jouer dans des petites salles à Paris. On a fait deux, trois dates et puis ZAZ est venue voir un de nos concerts. Elle est venue dans les loges nous féliciter et elle nous a proposé de faire la première partie de son concert. Après tout s’est enchaîné très vite… La deuxième date que j’ai faite avec elle, c’était au Casino de Paris. J’avais invité des maisons de disque à venir voir… Une semaine plus tard, j’avais un rendez-vous avec eux… Au bout d’un an, le premier album était né « Beautiful Sunrise »… Puis j’ai continué à faire l’avant-première de ZAZ, ensuite de Mickey 3D, … Là, je suis en train de travailler sur le deuxième album que je présenterai dans quelques semaines…mais qui ne sortira qu’en mars, car c’est un travail de longue haleine (rire) !


anwarSur tes albums, tu es compositeur, chanteur…

Anwar : En effet, je suis auteur, compositeur, interprète. Dans le premier album « Beautiful Sunrise » j’ai composé tout l’album excepté deux titres qui ont été co-composés avec mon directeur artistique. C’est un album qui est plein d’images, de toute une vie…entre parenthèses, car ce n’est pas non plus 50 ans…mais ça parle de voyages, de rencontres, des gens que j’ai connus, des histoires que j’ai entendues…

Un exemple ?

Anwar : Oui bien sûr… Pour la chanson « Lost In Babylon » c’était à l’époque où je vivais près de la Bourse et je voyais toujours des gens traîner là… des gens qui venaient d’ailleurs… Ils arrivaient avec des rêves, des envies de faire des choses, de s’émanciper, d’aider leur famille en leur envoyant de l’argent …et finalement, ils se retrouvaient broyés dans cette immense machine, qui est Babylone dans la chanson et dont ils ne comprenaient pas les codes et dont les autres ne comprenaient pas leurs codes à eux, où ils ne parlent pas la langue … et tous les rêves qu’ils avaient… se retrouvent perdus dans Babylone….

anwarPasser de petites salles de concert à une salle comme le Zenith en faisant l’avant-première de ZAZ… ça doit être une expérience relativement impressionnante, non ?

Anwar : C’était très beau et en même temps terrifiant (rire) ! Mais quand on se lance dans ce genre d’aventure … et qu’on passe de 20 personnes au Zenith avec 7.000 personnes, c’est rempli d’énergie… Je retrouvais le pourquoi j’avais commencé la musique… C’est cette masse d’énergie qu’on reçoit…ça fait peur, mais dès qu’on est dedans la pression se relâche, on est là…on s’amuse. Les petites salles ont leur charme aussi… Je crois vraiment que la musique a la capacité de transmettre de l’énergie aux gens. Plus les personnes sont proches l’une de l’autre, plus l’énergie se transmet ! De toute manière, grande ou petite salle…à partir du moment où les gens sont là pour s’amuser…C’est l’essentiel…Et quand on est sur scène, il faut être généreux et donner. Plus on a des choses à donner au public et plus le public devient réceptif.

Toi qui as commencé en Belgique et puis qui finalement as été redirigé en France, est-ce que tu penses que c’est plus simple pour un artiste situé en France qu’un artiste en Belgique ?

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Anwar : Oui, je pense que la Belgique est un pays qui regorge de talents artistiques et Bruxelles avec sa diversité culturelle est un moteur très dynamique…on rencontre des gens de tout horizon et ça permet de créer des choses…Mais la Belgique est un pays qui est divisé…la Flandre, la Wallonie, Bruxelles-Capitale…les langues: français, néerlandais… la situation politique influence également sur les débouchés économiques des artistes…Il y a toujours deux pôles différents…Il y a deux types d’attachés de presse pour la Flandre, pour la Wallonie…Il faut donc faire deux fois l’effort pour pouvoir s’installer en Belgique…Puis il faut chanter dans une langue commune qui est généralement l’anglais, car si c’est le français, on ne va que d’un côté, si c’est le néerlandais on reste de l’autre…A côté, la France est un pays énorme et qui a beaucoup de moyens pour les artistes : beaucoup de salles, de centres culturels … C’est peut-être plus industriel, mais c’est plus grand…

Un rêve un peu fou que tu voudrais réaliser ?

Anwar: J’aimerais voyager et faire beaucoup de scènes dans différents pays…rencontrer différentes cultures…des gens de tout horizon…je suis quelqu’un de pragmatique, mais je crois vraiment qu’on ne perd rien à rêver. Se dire un jour « j’aimerais bien faire ça » et puis se donner les moyens. Travailler et avancer… Il n’y a pas de barrières, il n’y a pas de limites dans la musique… C’est toi et ce que tu peux donner et après il y a les étoiles qui s’alignent ou qui ne s’alignent pas. Il faut être là au bon moment et puis savoir donner, car un jour, on aura toujours un retour.

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www.anwarofficial.com

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En concert le 28 octobre 2017 à “L’espace Magh”